La classe de Buffon avant les frissons
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60 ans que cela n’était pas arrivé. Et c’était à l’époque lors d’une coupe du monde en Suède, celle de 1958. Cette équipe italienne semble hantée par ce pays nordique qui est à des kilomètres d’être un géant du football. 4 titres mondiaux (1934, 1938, 1982 et 2006), 2 finales perdues (1970 & 1994) et une élimination désastreuse ce soir. L’Italie a tout tenté mais n’y est pas arrivé. (23 tirs italiens contre 4 petites tentatives suédoises).

Toutes les conditions étaient réunies pour réaliser « l’exploit »
L’Italie avait pourtant tout pour le faire, un San Siro plein à craquer, et prêt à pousser derrière son équipe et ce dès les hymnes nationaux. Plusieurs joueurs dans le secteur offensif notamment, qui, souvent critiqués en sélection, ne demandaient qu’à devenir les héros de tout un peuple. Et une équipe de Suède privée d’Albin Ekdal, un de ses maîtres à jouer, touché lors de la rencontre allée.

Un fil de match qui laissait présager une possibilité réelle de qualification
Dès les premières minutes l’Italie joue haut et exerce un fort pressing sur les milieux adverses. En d’autres termes, ils prennent le match par le bon bout. En face, une équipe suédoise qui peine à se montrer dangereuse et qui va subir un coup dur avec la blessure au genou de Johansson après 17 minutes de jeu. Le buteur du match aller est contraint d’abandonner ses partenaires dans la foulée. Il est remplacé par Svensson. L’activité et l’agressivité de Berg et Toivonen pose problème aux défenseurs transalpins qui commettent des fautes et écopent rapidement de cartons jaunes (Chiellini 9′, Barzagli 21′). La fin de la première période est marquée par une forte domination de La Squadra qui bute sur une défense suédoise solide.
La seconde mi-temps démarre sur les mêmes bases et voit l’Italie se casser les dents sur la défense adverse toujours aussi rigoureuse. Les entrées d’El Shaarawy et Belotti aux places de Darmian et Gabiadini (64ème) apportent un nouveau souffle aux offensives azzuri. Les centres se multiplient mais l’arrière garde menée par Granqvist, notre homme du match, ne plie pas. Et lorsque qu’à la 86ème minute El Shaarawy décoche une puissante volée, il bute sur un Olsen qui repousse la tentative du Pharaon de manière ferme. Le stade entier y a cru. Le score ne bougera pas, et les 75% de possession de balle des italiens n’auront pas suffit à faire la différence. Les  deux équipes se quittent dos à dos, un score qui avantage la Suède vainqueur du match aller 1-0.
Conséquence; La Nazionale n’ira pas en Russie comme tous les autres grandes nations du football l’été prochain. #Échec.

Un arbitrage douteux
Les deux penalty oubliés en faveur de la Suède auraient fait grand bruit si la Suède ne s’était pas finalement qualifiée tant ils étaient flagrants. Deux mains dans la surface qui ont fini par exaspérer Forsberg réprimandé par un carton jaune pour contestation ( au total 8 cartons jaunes ont été distribués). Une décision incompréhensible comme les 5 minutes de temps additionnel en fin de match que rien ne justifiait. L’arbitre espagnol Antonio Mateu Lahoz s’en tire plutôt bien, car en cas d’égalisation italienne dans les dernières minutes, il aurait eu à faire face à un scandale.

 

Une triste fin pour la légende Buffon
Gianluigi Buffon avait sans doute rêvé d’une fin plus heureuse avec la Squadra Azzura. Le gardien, qui fêtera ses 40 ans en janvier, a disputé ce lundi soir son dernier match en sélection italienne après plus de 20 années au plus haut niveau international.
Sa 175ème aura donc été sa dernière…

 

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