La FIFA a publié son rapport annuel des transferts pour l’année 2019. Les chiffres montrent indéniablement le développement global du football féminin.

On a recensé un total de 833 transferts en 2019, soit une augmentation de 19,7% par rapport à 2018. La période post Coupe du Monde a été très propice : 207 en juillet et 157 en août 2019. Le mois de janvier, avec 100 transferts, complète le podium des mois les plus mouvementés.

Finaliste de la Coupe du Monde 2019, Jackie Groenen a rejoint Manchester United

Ces 833 mouvements ont inclus 757 joueuses professionnelles – soit pour plus de 9 transferts sur 10 (+23,3%), de 81 nationalités différentes (+12,5%). Les joueuses américaines (159), brésiliennes (61) et anglaises (44) sont les plus représentées. Le total engendre une moyenne d’âge des joueuses transférées de 24 ans et 7 mois, allant de 16 à 36 ans.

L’UEFA a été la confédération la plus active en 2019. Des clubs de 45 pays différents ont été impliqués dans 646 des 833 transferts, soit dans plus de 75% des mouvements.

Transferts entrants : l’Espagne largement en tête, les Etats-Unis et l’Angleterre complètent le podium

C’est l’Espagne qui a vu le plus d’arrivées en 2019 avec 104 transferts entrants soit une augmentation remarquable de 50,7% par rapport à 2018. Les Etats-Unis ont accueilli 72 joueuses et l’Angleterre 57. L’Australie en a enregistré 52 tandis que la France et la Suède sont 5èmes avec 51 arrivées, dont une augmentation de 50% en France.

Transferts sortants : Etats-Unis, Australie et Brésil devant la Suède et la France

Les transferts sortants ont principalement concerné les Etats-Unis (147), puis l’Australie avec 56 départs. Le Brésil a constaté 51 départs – 27,5% de plus qu’en 2018 – et la Suède (42). La France en 5ème position avec 38 départs a connu un exode massif en hausse de 90% par rapport à l’an passé.

En 2019, la France a été le 4ème pays le plus actif pendant la fenêtre des transferts et le 5ème pays avec le plus de transferts entrants (des joueuses qui ont signé en France) et sortants (joueuses qui ont quitté le championnat de France).

Kenza Dali à West Ham United WFC

La très grande majeure partie des transferts a impliqué des joueuses en fin de contrat (86,3%). Les contrats professionnels signés ont principalement duré entre 7 et 12 mois (43,7%), puis 6 mois ou moins (29,8%), alors que 21,2% des contrats ont été signés pour 13 à 24 mois et 5,3% pour plus de 2 ans. La durée moyenne d’un contrat en 2019 s’est élevée à 12.1 mois (1 an) contre 10.5 mois en 2018, soit une augmentation conséquente de +16%.

Des chiffres encourageants pour le football féminin qui marquent son enracinement définitif dans la culture football. Un parfait point de vue de l’enjeu économique que représente le football féminin à long terme – tant par des aspects business que par la sécurité économique des joueuses en constante amélioration même s’il reste encore beaucoup de travail à faire.

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