10 années de football féminin, un seul onze type. Qui a obtenu les grâces de la rédaction ?

Le 31 Décembre prochain marquera la fin de la décennie. 10 années durant lesquelles, des joueuses ont marqué le championnat de D1 par leur prestations, leurs trophées mais surtout par leur constance.

Quelles joueuses ont mérité de figurer dans l’équipe type de la décennie ? Pour vous, PiedsCarrés-Féminin a réalisé son onze de la décennie, découvrez-le maintenant.

Elle est la gardienne ayant disputé le plus de rencontres de D1 durant la décennie. Au total, 168 matchs pour 144 clean-sheets (86%). Si d’autres gardiennes rivalisent en terme de niveau, côté palmarès, aucune concurrence : ses 10 titres de championne de France lui donnent une grande longueur d’avance.

Wendie Renard, la seule joueuse de champ à compter 10 titres de championne de France sur 10 possible sur la période, avait sa place réservée dans ce onze. Renard impacte positivement sur les résultats de son club, et pèse 68 buts en 188 matchs soit un but tous les 2,76 matchs. Du jamais vu dans l’histoire pour une joueuse de son poste. Griedge Mbock, avec qui Wendie fait la paire à Lyon et en équipe de France, accompagne la tour de contrôle dans cette charnière centrale. Préférée presque à l’unanimité à Sabrina Delannoy, l’ancienne guingampaise nommée dans notre XI type de la saison dernière, s’impose comme le meilleur complément à WR3.

Pourtant pas latérale de formation, Amel Majri a rempli son devoir sans rechigner. Son repositionnement plus haut sur le terrain n’étant que récent, Majri s’est exprimée au poste de défenseure gauche pendant une bonne partie de la décennie ; au point d’en devenir une référence. Aidée par la domination territoriale de son club à chaque match, la Majricienne n’a eu que très peu à défendre avec Lyon. Par conséquent, elle a pu apporter offensivement combinant 35 buts et 64 passes décisives en 129 matchs. L’autre couloir de notre onze est animé par Lara Dickenmann et ses 6 titres de championne de France en 113 matchs de D1 féminine (55 buts). Élue à deux reprises meilleure passeuse de D1 lors des saisons 2013-2014 & 2014-2015, la Suissesse est l’une des premières étrangères de l’OL à s’être imposée dans la durée (6 années passées au club).

Trois monstres de D1 composent notre milieu de terrain de la décennie. Le haut niveau technique proposé par Camille Abily (101 buts pour 68 passes décisives) durant ces années, ont poussé le championnat au progrès. À côté d’elle, Gaëtane Thiney dont les chiffres dépassent l’entendement. Elle détient le record de matchs disputés par une joueuse durant la décennie avec 200 matchs (117 buts), et le record de passes décisives (76). Son influence sur son club n’a pas d’égal : elle est impliquée dans 41% des buts de Juvisy / du Paris FC et compte une nomination dans le XI type de notre rédaction sur la saison 2017-2018. Avec elles, probablement la meilleure milieux que ce championnat ait connu. Triple championne de France, joueuse offensive PCF de l’année (2016/2017), 3 fois nommée dans l’équipe type PCF de l’année (2 fois titulaire, 1 fois remplaçante), meilleure passeuse (2016/2017), mais surtout un niveau de jeu jamais atteint en D1. Dzsenifer Marozsán est un très grand nom de la D1 Arkema. Elle pourrait en devenir une légende si elle perdure à Lyon allant chercher au passage quelques records.

L’une d’entre elle est la meilleure buteuse de la décennie : Le Sommer, 168 buts. Une autre compte plus de buts marqués que de matchs joués : Hegerberg, 144 buts en 117 matchs. Et la troisième est une légende absolue : Schelin, 125 buts. Le titre de meilleure joueuse offensive PCF de l’année 2018/2019 de la Norvégienne a répondu à celui de la Française obtenu une année plus tôt. À elles 3, sept titres de meilleure buteuse de D1 ; 3 pour ELS, 2 pour Lotta et autant pour Ada. Ces trois très grandes joueuses de notre championnat font parties d’une classe à part. Aucune autre n’aurait pu accéder au onze tant ces trois là sont au-dessus.

  • Banc – Kartarzyna Kiedrzynek (PSG), Sonia Bompastor (PSG-OL), Lucy Bronze (OL), Saki Kumagai (OL), Louisa Necib-Cadamuro (OL), Élodie Thomis (OL), Laëtitia Tonazzi (Juvisy-MHSC-OL)

Sur notre banc, presque autant de qualité que sur le terrain. Arrivée au PSG en provenance de Pologne en 2013, Kiedrzynek a prouvé sur la durée qu’elle était une grande gardienne. 127 matchs, 85 clean-sheets (67%), d’excellentes performance et une personnalité unique. Bompastor, est passé près du XI mais les statistiques de Majri ont eu raison d’elle. Tout comme Lucy Bronze qui doit sa position sur le banc à son manque de longévité dans le championnat (l’Anglaise est arrivée à l’OL en 2017). Kumagai n’a pas de problème de longévité elle. Au club (OL) depuis 2013, la Japonaise a gagné le respect de tous en se montrant indispensable malgré sa discrétion. Travailleuse et irréprochable, la Nadeshiko est un vrai plus dans un effectif. Necib-Cadamuro méritait de figurer dans le onze de départ, mais le CV des 3 titulaires du poste nous ont forcé à la placer sur le banc de touche. 2 fois meilleure passeuse de D1, Thomis présente un profil unique par sa vitesse exceptionnelle, alors que Laëtitia Tonazzi, meilleure buteuse en 2010-2011 (20 buts cette saison là et 92 sur l’ensemble de la décennie) complète le banc.

Toutes les joueuses encore en activité ont les moyens de marquer la prochaine décennie, quelles sont celles que nous retrouverons fin 2029 pour la prochaine équipe type de la décennie ?

  • Coach – Patrice Lair (OL-PSG)

Avec 4 saisons à l’Olympique Lyonnais puis 2 au Paris Saint-Germain, c’est sur un total de 6 saisons que Patrice Lair a exercé en D1. Pas le plus affectif des coachs d’après les dires ; Lair s’est démarqué par sa dureté avec ses joueuses mais surtout par sa réussite. Bien qu’on garde en tête quelques sorties médiatiques très virulentes envers ses groupes, on retient surtout son efficacité. 4 fois champion de France avec Lyon (2011, 2012, 2013, 2014) et vice-Champion avec le PSG en 2018. Aucun entraîneur ne fait mieux sur la décennie. Qu’on l’aime ou pas, cet homme n’a que très rarement failli à ses objectifs.

Probablement contesté, ce onze a le mérite d’avoir été réalisé. Ce dernier vous offre notre regard sur les 10 dernières années de D1 Féminine. C’est désormais l’heure de débattre en commentaires, n’hésitez pas à nous donner votre sentiment par rapport à cette proposition d’équipe type.

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