Annoncée comme une journée cruciale pour beaucoup de clubs, l’avant-dernière journée de D1 Féminine a tenu toutes ses promesses… Entre course au titre, à la troisième place et au maintien la tension était grande sur les pelouses de D1 hier.

PARIS FC 0-1 MONTPELLIER HSC

Trois clubs, deux journées restantes, pour une seule troisième place. Dans ce ménage à trois entre Bordeaux, Montpellier et le Paris FC difficile au début de cette 21ème journée de deviner qui va parvenir à devancer les deux autres, et à s’installer sur le podium. La confrontation directe entre le PFC et le MHSC nous a apporté quelques premiers éléments de réponse.

Rythmée et plaisante, voilà les deux adjectifs qui qualifient au mieux la première période de la rencontre. Aucune des deux équipes n’a semblé prise par l’enjeu. Au contraire, du jeu en mouvement, de l’audace comme sur le tir lointain de Thiney qui a failli surprendre Murphy (6′), de beaux gestes de part et d’autre (la talonnade de Cayman 5′ et les deux petits ponts de Thiney sur Romanelli 16′ et Gauvin 42′), des actions défensives de De Almeida notamment (tacle salvateur 23′ et bonne gestion d’une attaque adverse 38′), mais aussi des occasions comme la tentative longue-distance de Matéo qui a heurté le poteau (30′). Sans oublier le penalty sorti par Pecharman après 9 minutes de jeu face à Janice Cayman. À la pause les deux formations sont rentrées aux vestiaires aux coudes-à-coudes.
La seconde période a eu droit à autant d’ingrédients que la première, avec un grand plus : Un but décisif. Si le tir croisé de Jakobsson à la 58ème a heurté le poteau, celui réalisé à la 72ème a fait mouche, alors que le PFC aurait pu être le premier à faire trembler les filets quelques minutes plus tôt par Gaëtane Thiney si Casey Murphy n’avait pas remporté le face-à-face (57′). Le MHSC aurait pu doubler la mise par deux fois en toute fin de match sans réussite.

Montpellier a empoché 3 points précieux qui les met dans une position favorable dans cette course à la troisième place. En revanche, le Paris FC qui comptait avant cette rencontre qu’une seule défaite sur les 6 derniers matchs, se voit jeté hors de la course au podium. Le dernier match contre Bordeaux aura un peu moins de saveur pour les Parisiennes bien que la quête de la 4ème place reste encore possible.

🏟 Stade Charléty (3 417 spectateurs)

⚽ Sofia Jakobsson 72′ (MHSC)

PFC XI : Pecharman – Cascarino, De Almeida, Butel, Soyer – Vaysse (puis Ribeiro de Carvalho 86′), Bilbault, Jean-François (puis Benoît 61′), Thiney©, Matéo – Sällström (puis Jaurena 61′).
MHSC XI : Murphy – Karchaoui, Lakrar, Dekker, Romanelli (puis Mondesir 62′) – Puntigam, Torrent©, Cayman, Le Bihan, Jakobsson (puis Toletti 82′), Gauvin.


DIJON FCO 0-4 OLYMPIQUE LYONNAIS

Un match de gala pour Dijon déjà maintenu et un match pour finir le travail pour l’Olympique Lyonnais qui se devait de prendre les trois points pour décrocher un 13ème titre de Champion de France consécutif !

Après une première période pas suffisante pour aller chercher un titre de Championnes de France et une occasion très dangereuse signée Kenza Dali qui a fini sur la barre (13′), les fenottes ont réagi en seconde. Amel Majri a débloqué la situation pour l’OL, deux minutes après le retour des vestiaires (47′) avant d’être imitée par Eugénie Le Sommer qui a inscrit à la 62ème un but somptueux (2-0). Mbock (65′) et Van de Sanden (86′) sont venues ajouter leur grain de sel dans une victoire qui ne faisait alors plus de doute. La seule frayeur du jour concerne Amandine Henry sortie sur blessure après avoir été victime d’une grosse semelle de Nakkach qui aurait dû valoir un carton rouge.

Un treizième titre consécutif célébré modestement dans les vestiaires de Gaston Gérard et des esprits déjà tournés vers la demi-finale retour de Ligue des Champions ce Dimanche.

🏟 Stade Gaston Gérard (4 164 spectateurs)

⚽⚽⚽⚽ Amel Majri 47′, Eugénie Le Sommer 62′, Griedge Mbock 65′, Shanice Van de Sanden 86′ (OL)

DFCO XI : Mainguy – Awona, Trevisan©, Cuynet, Carage (puis Maetz 89′) – Nakkach (puis Dali-Storti 77′), Bussaglia, Declercq, Dali, Thomas – Bouillot (puis Blais 74′).
OL XI : Bouhaddi – Simon, Kumagai, Buchanan, Mbock – Henry (puis Bacha 60′), Fishlock, Majri, Le Sommer© (puis Cascarino 67′), Van de Sanden – Jaimes (puis Hegerberg 50′).


PARIS SG 6-2 G.BORDEAUX

Les 20 points séparant le Paris Saint-Germain (2ème, 53 pts) des Girondins de Bordeaux (3ème, 33 pts) avant le coup d’envoi se sont ressentis lors de la rencontre. En effet les Bordelaises à la lutte pour la troisième place ont peiné face au PSG. Un surplus d’erreurs individuelles ont permis à Paris de rapidement prendre l’avantage dans ce match : Après 28 minutes de jeu, le PSG menait déjà 4 buts à 0 (Katoto 11′ 12′, & Diani 20′ 28′). Juste avant la pause le FCGB a sauvé les meubles, le magnifique but de de Carol Rodrigues a été le seul point positif de cette mi-temps pour les Girondines. Le show Katoto a continué lors de l’acte II, deux nouveaux buts (62′, 95′) entre lesquels Delphine Châtelain s’est intercalée avec un but sur une passe décisive de Lavogez (82′). Le quadruplé de MAK lui permet de s’emparer de la première place du classement des buteuses devançant ainsi Ada Hegerberg de 3 unités. Avec ce lourd revers, Bordeaux devra impérativement remporter son dernier match (contre le Paris FC) et espérer dans le même temps, une défaite du MHSC (contre le LOSC) pour s’octroyer la troisième place.

🏟 Stade Jean Bouin

⚽⚽⚽⚽⚽⚽ Marie-Antoinette Katoto 11′ 12′ 62′ 95′, Kadidiatou Diani 20′ 28′ (PSG)
⚽⚽ Carol Rodrigues 43′, Delphine Châtelain 82′ (FCGB)

PSG XI : Kiedrzynek – Périsset (puis Glas 76′), Paredes, Dudek, Morroni – Diani, Diallo, Formiga© (puis Geyoro 76′), Baltimore (puis Bruun 67′) – Nadim, Katoto.
FCGB XI : Nayler – Lardez, Kathellen Sousa, Gilles, Chatelin – Barbance (puis Gathrat 86′), Istillart©, Lavaud (puis Bornes 77′), Lavogez, Asseyi – Carol Rodrigues (puis Karchouni 67′).


FC METZ 3-1 RODEZ AF

Lors de cette avant dernière journée de D1, un match capital se jouait en bas du classement. Metz, premier non relégable avec 16 points, recevait Rodez lanterne rouge et ses 13 points au compteur. Sur une série de quatre défaites pour un unique but inscrit, les Messines ont dû préparer ce choc sans leur coach Manuel Peixoto absent en raisons de problèmes de santé depuis plusieurs semaines. Le RAF, lui, galvanisé par son exploit 1-0 contre Montpellier lors de la journée précédente, se présentait plein d’espoir avec comme mot d’ordre vaincre ou périr en D2. Lors des premières minutes, crispées par l’enjeu, les deux blocs ne parviennent pas à inquiéter les défenses adverses. Un premier fait de jeu intervient lorsqu’Amélie Delabre crochetée dans la surface s’écroule. Alors que la faute semble évidente, l’arbitre ne bronche pas (22′). Deux minutes plus tard, Kimberley Cazeau lancée seule en profondeur plein axe remporte son face à face contre Justine Lerond. L’ex-Albigeoise vient convertir le premier tir cadré du match et permet à Rodez, à ce moment précis, de monter à la 11ème place au classement aux dépends de Lille. Les Rafettes se mettent à y croire, les Messines font monter le bloc, des espaces se créent de part et d’autre. Léa Khelifi sert Merryl Wenger excentrée coté gauche qui lui remet au point de penalty mais sa tête pas assez appuyée atterrit dans les bras de Déborah Garcia (28′). Alors que Metz pose le pied sur le ballon, Laurie Cance crochetée de dos par Melissa Godart, à la suite d’une touche, obtient un penalty inespéré. Flavie Lemaitre s’élance et voit son tir du droit s’envoler au dessus des buts de Lerond (32′). Un tournant lourd de conséquences pour Rodez qui avait potentiellement le but du maintien servit sur un plateau. Metz, qui a frôlé la catastrophe remercie une première fois Lerond impériale face à Cazeau esseulée au second poteau (36′). Sur le corner qui s’ensuit, Metz égalise sur une contre attaque fulgurante. Delabre dégage de la tête sur Maureen Bigot qui lance Khelifi, celle-ci d’une sublime feinte de corps se retourne, repique dans l’axe et remise sur Wenger dans la surface. L’enchaînement contrôle/balle piquée trompe toute la défense Ruthenoise dont Garcia. Égalisation logique pour le FC Metz mais rageante pour Rodez (37′). En plus d’avoir manqué le but du break six minutes plus tôt, Cazeau (38′) et Lemaitre (39′) à nouveau totalement esseulées se heurtent à une Justine Lerond impériale. 1-1 à la pause. Au retour des vestiaires, si le jeu est plus décousu, les occasions sont plus nombreuses. Rodez se doit de remporter ce match ou dire au revoir à la D1. Les minutes s’égrènent et c’est les Messines qui forcent le destin. Sur une faute provoquée aux 20 mètres, Khelifi se fait justice elle même sur une sublime frappe brossée du gauche pleine lucarne (54′). Alors que Lille, 16 pts, est toujours tenu en échec 0-0 contre Soyaux, Metz passe à 19 pts et grâce à un goal average particulier favorable assure officieusement son maintien. Rodez qui doit dorénavant en planter deux pour espérer rester dans l’élite déchante. Les lignes Grenats se resserrent, les jaunes et rouges ne trouvent pas la faille. L’épée de Damocles suspendue sur la tête de Rodez depuis le début du championnat frappe pour de bon à la 90ème. Sur une offrande de Marie-Laure Délie dans la surface, Amélie Delabre aggrave le score comme pour ponctuer une saison Ruthenoise pleine d’espoir mais trop éprouvante. En s’inclinant 3-1, Rodez est officiellement relégué en D2. Si Metz, pensant avoir fait le plus dur, exulte de soulagement c’était sans compter le caractère Lillois qui a encore fait des siennes…

🏟 Stade Dezavelle (450 spectateurs)

⚽ Kimberley Cazeau 25′ (RAF)
⚽⚽⚽ Meryll Wenger 37′, Léa Khelifi 54′, Amélie Delabre 94′ (FCM)

FCM XI : Lerond – Bigot, Godart©, Pasquereau, Kaya – Gavory (puis Fedorova 82′), Rougemont, Wenger (puis Fercocq 67′), Khelifi – Delabre, Delie.
RAF XI : Garcia – Banuta (puis Fleury 83′), Guitard©, Guellati, Chareyron – Chalabi (puis Noiran 59′), Saunier, Austry, Cance – Lemaitre, Cazeau.


LILLE OSC 1-0 ASJ SOYAUX

À deux journées de la fin, « La Mission Commando » Lilloise était plus que de mise. La défaite frustrante, rageante et cruelle subie à Bordeaux 2-1 à la 93ème lors de la journée précédente a redistribué les cartes en bas du classement. Premier relégable avec 15 pts Lille restait, ce mercredi, sous la menace de Rodez dernier avec 13 pts et derrière le FC Metz et ses 16 pts. Alors que le hasard du calendrier leur a offert un duel couperet Metz-Rodez au même moment, les Lilloises recevaient Soyaux, fraîchement assuré du maintien. Un Soyaux soulagé certes mais qui n’a plus perdu ni encaissé le moindre but depuis quatre rencontres. Pour les retardataires, remettons le contexte à jour. À la 18ème journée, Lille toujours premier relégable compte cinq points de retard sur Metz et dispose d’un calendrier compliqué avec sur sa route l’EAG, Metz, Bordeaux, Soyaux et le MHSC. Lille ne comptabilisait à ce moment que deux victoires, cinq nuls pour dix défaites en D1. Autant vous dire que bon nombre le croyait condamné à la relégation. C’est alors que bien aidé par un FC Metz qui enchaîne les défaites, le LOSC va nous offrir une leçon d’abnégation. Si la défaite 1-0 à Lyon reste comptablement anecdotique, ce mini exploit présageait un mental Lillois d’acier. Menées 3-0 à la pause contre Guingamp, les Lilloises vont arracher le match nul en 30 minutes. La journée suivante, alors que Léa Khelifi égalise pour le FC Metz à la 84ème et pense enfin enfoncer les dogues en D2, Julie Dufour offre la victoire à Lille à la 88ème. La journée suivante, outsider, Carla Polito ouvre le score contre Bordeaux, Viviane Asseyi égalise avant la pause. Les Lilloises se font sécher à la 93ème sur un but de Claire Lavogez et perdent un point plus que précieux qui les condamnent à arracher deux victoires dans les deux derniers matchs. C’est dans ce contexte que Lille se retrouve à affronter un Soyaux défensivement hermétique depuis quatre matchs. Le match se déroule et les Lilloises ne trouvent pas la mire. Avec aucun tir cadré à la pause, l’espoir subsiste. De l’autre côté, Metz mène 2-1 à Rodez et vient, en l’état, d’assurer son maintien. Lille doit réagir mais Romane Munich est sur tous les coups puis un coup du sort tombe. Ouleyemata Sarr, la meilleure buteuse Lilloise avec 5 réalisations cette saison en D1F est expulsée à la 74ème. Metz vient de s’imposer 3-1 contre Rodez officiellement relégué en D2. Seule une victoire sauvera Lille. Le temps passe, on entre dans le temps additionnel, rien ne rentre, et Lille évolue à 10. Mais dans la continuité de ses scénarios fous, le LOSC va encore une fois pousser jusqu’au bout. Sur un coup franc, Lina Boussaha récupère le ballon dégagé dans l’axe, décale Jessica Lernon côté gauche qui vient littéralement sauver et maintenir à flots toute la saison Lilloise. Un but qui vaut de l’OR, un but fou, une victoire collective qui offre au club nordiste une dernière finale en D1. Alors que Metz ira se frotter à l’ogre Lyonnais, Lille se déplacera à Montpellier où encore une fois seule la victoire sera synonyme de maintien à condition que Metz ne gagne pas à Lyon lors de l’ultime journée.

🏟 Complexe sportif de Luchin (1 223 spectateurs)

⚽ Jessica Lernon 90′ (LOSC)

LOSC XI : Launay – Lernon, Coutereels©, Nicoli, Dafeur – Mansuy, Polito, Demeyere, Boussaha (puis Bauduin 93′) – Diaz (puis Dufour 52′), Sarr.
ASJ XI : Munich – Cissoko, Couturier, Rougé, Boudaud (puis M’Bassidje 81′) – Clérac (puis Lahmari 63′), Tandia©, Bourgouin, Dumont, Pingeon (puis Canon 65′), Cambot.


FC FLEURY 1-2 EA GUINGAMP

À l’aube de la rencontre, Fleury était dans une posture délicate. Poursuivant une série de 7 matchs sans victoire en D1F, soit le club le moins en forme sur les 6 derniers matchs avec seulement deux points pris. Guingamp n’était pas non plus très serein et n’avait pas gagné depuis le 16 février 2019. Dans la course au maintien, une victoire permettait à Guingamp de s’assurer une saison supplémentaire en D1 Féminine. Guingamp qui avait déjà remporté la première manche 4-1 l’emporte 2-1 à Fleury. L’EAG a bien géré la première période. Léa Le Garrec a récupéré un ballon dans le camp fleuriacumois et l’a délivré à Louise Fleury qui a touché la lucarne gauche, à la 37ème minute. L’attaquante guingampaise s’est offerte un doublé après une volée sur corner ayant touché la barre transversale avant d’entrer dans le but (63′). Fleury, comme lors de leur dernier match à Dijon, a réduit la marque en toute fin de rencontre. Mélissa Roy, après un une-deux avec Pinot, a trompé Solène Durand. Les 2 équipes sont officiellement maintenues en D1 Féminine malgré que Fleury poursuive sa mauvaise série. Fleury se déplacera à Soyaux alors que Guingamp recevra le Paris Saint-Germain pour la dernière journée de D1 Féminine. Deux matchs sans grands enjeux si ce n’est bien terminer la saison et parvenir à accéder à la 6ème place synonyme de première partie de tableau.

🏟 Stade Robert Bobin (221 spectateurs)

⚽ Mélissa Roy 90′ (FCF91)
⚽⚽ Louise Fleury 37′ 63′ (EAG)

FCF91 XI : Joly – Fernandes, Bauer, Haupais, Roy – Clemaron©, Amani (puis Thériez 88′), D.Corboz – Léger (puis R.Corboz 72′), Machart-Rabanne, Lamontagne (puis Pinot 79′).
Banc : Benoist (G), R.Corboz, Jouan, Pinot, Thériez 

EAG XI : Durand – Dinglor, Debever©, Meffometou Tcheno, Hoarau – Tyryshkina, Palis (puis Daoudi 53′), Laurent, Le Garrec, Fleury (puis Le Moing 88′) – Oparanozie (puis Robert 67′).

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