Au menu de ce 19ème acte, un match à 6 points en bas de tableau et un mano à mano toujours plus intense pour le titre de Champion de France.

MONTPELLIER HSC 1-0 EA GUINGAMP (MATCH AVANCÉ DISPUTÉ LE 23/03/2019)


🏟 Stade Bernard Gasset (201 spectateurs)

⚽ Valérie Gauvin 72′ (MHSC)

MHSC XI : Murphy – Lakrar, Dekker, Puntigam – Torrent©, Torrecilla, Toletti (puis Gauvin 61′), Karchaoui – Cayman (puis Sembrant 84′), Jakobsson (puis Romanelli 89′) – Le Bihan.
EAG XI : Durand – Jézéquel, Palis, Meffometou Tcheno©, Hoarau, Fleury – Daoudi, Le Garrec, Tyryshkina (puis Le Moing 89′) – Oparanozie (puis Peniquel 81′), Robert (puis Laurent 46′)  .


LILLE OSC 2-1 FC METZ

C’était l’affiche du week-end. Tous les regards étaient tournés vers ce Lille-Metz capital dans la course au maintien. Avantage psychologique pour le club nordiste au coup d’envoi de la rencontre qui reste sur un match nul obtenu contre l’En Avant Guingamp trois buts partout, alors qu’il était mené à la pause par trois buts d’écart. Pendant que le FC Metz arrivait au domaine de Luchin avec encore quelques séquelles des sept buts encaissés lors de la dernière journée contre Montpellier.

En début de match les débats sont équilibrés, pourtant Lille se met tout de suite dans le sens de la marche en ouvrant le score 10 minutes après le coup d’envoi. Marine Dafeur laisse Belkhiter de marbre sur son débordement et centre fort, la trajectoire du centre est coupée par Sarr lancée comme un boulet de canon, Lerond est battue. Metz a du mal à faire circuler le ballon à l’image de Delabre qui parvient à remporter son duel à hauteur de la ligne médiane, et à remonter le cuire sans jamais trouver de partenaire avec qui jouer (26′). Pour Metz les solutions manquent alors que pour Lille tout semble mieux fonctionner. Mise sur orbite dans la profondeur, Ouleymata Sarr à la lutte, parvient à tirer mais sa tentative est trop croisée (31′). La fin de la première mi-temps est marquée par les arrêts décisifs d’Élisa Launay : Une horizontale sur la tête décroisée de Khelifi (40′) suivie d’une double parade deux minutes plus tard. Grâce à elle, le LOSC rentre au vestiaire avec un avantage qui n’est plus uniquement psychologique mais désormais bien réel au tableau d’affichage, 1-0.
Après la pause, le danger s’accentue sur le but de Lerond. Trois centres consécutifs (50′, 52′, 53′) passent devant le but de la jeune portière messine (19 ans) sans trouver preneuse. À la 59ème le poteau de Lerond tremble même après la tête de Boussaha seule aux 6 mètres sur le centre de Diaz. Les joueuses de Manuel Peixoto sont au bord du gouffre. Après une série de changements avec les entrées de Delie (FCM), Bauduin (LOSC) et Wenger (FCM) respectivement à la place de Delabre (FCM), Boussaha (LOSC) et Belkhiter (FCM) ; la domination lilloise reprend de plus belle. Le poteau sauve encore Metz après que Diaz se soit jetée sur le centre en profondeur de l’entrante Bauduin. Cependant les remplacements offensifs opérés par le tacticien d’origine portugaise offrent aux grenats des situations, en contre notamment avec Léa Khelifi qui, après avoir réussi un dribble audacieux derrière la jambe, se heurte à Launay encore présente (81′). Un avertissement qui donnait une idée de la suite des événements : Trois minutes plus tard, Khelifi parvient à égaliser sur un coup franc excentré qui n’a été dévié par personne. Gênée par le déplacement d’une messine venue couper devant elle, Élisa Launay est cette fois battue (84′). Un soulagement pour Metz qui n’aura été que de courte durée puisque dans la foulée Lille se crée une occasion de repasser devant mais le tir de Diaz passe à côté de peu (85′). Le LOSC reprend l’avantage à la 88ème grâce à Dufour qui libère tout Luchin. Ouleye Sarr décale Dufour, la n°12 des Dogues choisit à raison, de frapper en force et fait trembler les filets de Lerond pourtant sur la trajectoire. L’ultime coup-franc messin à la 92ème ne donne rien comme plusieurs d’entre eux auparavant (36′, 48′).

Aux forceps Lille obtient un résultat absolument mérité dans ce match décisif pour continuer à croire aux espoirs de maintien. Grâce à ce succès (le 3ème de la saison) les joueuses de Rachel Saidi reviennent à un petit point du premier non-relégable qui n’est autre… Que le FC Metz.

🏟 Complexe sportif de Luchin (988 spectateurs)

⚽⚽ Ouleymata Sarr 10′, Julie Dufour 88′ (LOSC)
⚽ Léa Khelifi 84′ (FCM)

LOSC XI : Launay – Lernon, Nicoli, Coutereels©, Dafeur – Dufour, Polito, Demeyere, Boussaha (puis Bauduin 68′) – Diaz (Teegarden 94′), Sarr (puis Mansuy 90′).
FCM XI : Lerond – Belkhiter (puis Wenger 73′), Godart, Gomes Jatoba©, Pasquereau – Rougemont, Fercocq (puis Gavory 81′), Khelifi, Fedorova, Bigot – Delabre (puis Delie 62′).


PARIS FC 4-0 DIJON FCO

Que ce soit Dijon ou le Paris FC, les deux formations avaient à cœur d’empocher les 3 points. D’un côté les bourguignonnes restent sur 2 défaites consécutives et ont besoin de points pour se mettre en sécurité à quatre journées de la fin de saison. Et de l’autre, on retrouve des parisiennes qui ont besoin de renouer avec la victoire, suite à un nul contre Soyaux lors de la dernière journée, et de retrouver leur efficacité devant le but (seulement 4 buts marqués sur les 4 derniers matchs).
Lors de cette 19ème journée, le Paris FC a pu compter sur le retour de Charlotte Bilbault après 3 matchs de suspension et d’Élisa de Almeida en défense après une entorse du ligament collatéral mais compte toujours Mathilde Bourdieu et Alice Benoît dans la liste des blessées. Pendant que Dijon doit encore faire sans Kenza Dali absente de la formation depuis la 16ème journée. Lors du match aller, le DFCO s’était pris un revers à domicile (5-0). Cette fois-ci lors de la première période, les dijonnaises imposent leur jeu, se créént le plus d’occasions et posent des problèmes aux parisiennes. Elles sont à deux doigts d’ouvrir le score dès le quart de jeu avec leur attaquante Lindsey Thomas mais le score reste nul et vierge jusqu’à la 39ème minute de jeu. C’est Marina Makanza qui tente sa chance à plus de 30 mètres du but avec une frappe lobée et qui vient tromper Mainguy trop avancée devant ses buts. Un but cruel pour les filles de Yannick Chandioux qui ne relèveront jamais la tête après ce but encaissé. Au retour des vestiaires, les parisiennes prennent le dessus et les actions s’enchaînent. Pas le temps de souffler pour la portière du DFCO Emmeline Mainguy qui enchaîne les beaux arrêts. Le DFCO craque à partir de la 72ème après un centre millimétré de Julie Soyer repris de la tête par Linda Sällström pour son premier but en 2019. Le cauchemar continue pour la formation blanche et rouge, Gaëtane Thiney inscrit le 3ème but à la 84ème puis la finlandaise Sällström s’offre le doublé d’une frappe lointaine qui lobe Mainguy, un doublé synonyme de 10ème et 11ème but cette saison pour elle (86′).
Les joueuses de Sandrine Soubeyrand obtiennent un résultat plus que positif qui leur permet de se rapprocher de la 4ème place du classement suite à la défaite de Bordeaux à Soyaux. Le DFCO quant à lui se fait dépasser et se retrouve à la 9ème place du classement avec seulement trois points d’avance sur le LOSC, le premier relégable.

🏟 Stade Robert Bobin (418 spectateurs)

⚽⚽⚽⚽ Marina Makanza 39′, Linda Sällström 72′ 86′, Gaëtane Thiney 84′ (PFC)

PFC XI : Benameur – Soyer, De Almeida (puis Ribeiro de Carvalho 83′), Butel, Cascarino – Bilbault (puis Jean-François 88′), Thiney©, Jaurena (puis Vaysse 61′) – Matéo, Sällström, Makanza.
DFCO XI : Mainguy – Awona, Trevisan©, Cuynet, Carage – Nakkach, Solanet (puis Blais 67′), Bussaglia – Thomas (puis Baldé 85′), Bouillot (puis Stephen 67′), Declercq.


ASJ SOYAUX 1-0 GIRONDINS DE BORDEAUX

Le derby néo-aquitan était très attendu. Les Girondins de Bordeaux, 4ème du championnat se déplaçaient à Soyaux 9ème. Les hôtes se sont faites malmener dès les premiers instants par une reprise de Viviane Asseyi qui échouait dans le petit filet de Romane Munich (6′). La portière soljadicienne a répété les arrêts dont un à la 21ème minute, sortant la tête de Vanessa Gilles qui allait tout droit dans la lucarne. À la 33ème minute, Asseyi, a à nouveau tenté une reprise, mais voyait son tir fuir le cadre. Soyaux s’est réveillé petit à petit mais sans pour autant inquiéter Erin Nayler. Bordeaux ne semblait pas loin d’ouvrir la marque mais le score restait vierge à la mi-temps. La seconde période est moins mouvementée et Soyaux en a profité pour ouvrir le score sur corner à la 78ème par Sarah Cambot, une ancienne Bordelaise à qui jouer contre son ancien club réussit beaucoup puisqu’elle avait déjà scoré lors du match aller. L’attaquante a coupé un corner d’Anissa Lahmari au premier poteau, imparable pour Nayler. Soyaux s’est ensuite procuré quelques occasions, principalement des frappes lointaines repoussées par la portière bordelaise. Le score n’a plus évolué : Soyaux s’impose 1-0 face à Bordeaux ! Une fois de plus, le derby est remporté par l’ASJ Soyaux, ce dernier n’a encore jamais été remporté par le FCGB (5 défaites et un match nul en 6 affrontements).

🏟 Stade Léo Lagrange (648 spectateurs)

⚽ Sarah Cambot 78′ (ASJ)

ASJ XI : Munich – Canon (puis Rougé 46′), Couturier, M’Bassidje, Boudaud – Dumont (puis Pingeon 83′), Tandia©, Da Costa (puis Babinga 46′), Bourgouin, Lahmari – Cambot.
FCGB XI : Nayler ; Lardez, Thibaud, Gilles, Chatelin© – Barbance, Karchouni (puis Surdez 83′), Lavaud (puis Garbino 67′), Lavogez (puis Gathrat 79′), Asseyi – Pekel.


PARIS SG 3-0 RODEZ AF

Se remettre de l’élimination, et se relever. Voilà les mots d’ordres pour le Paris Saint-Germain au coup d’envoi de cette rencontre. En face le Rodez Aveyron Football venait avec l’espoir de profiter du mental potentiellement encore affecté des parisiennes pour réaliser un résultat positif.

On compte au début de cette rencontre 7 changements dans la composition d’Olivier Echouafni par rapport à l’équipe mise en place contre Chelsea. Faire souffler les filles qui ont laissé beaucoup d’énergie Mercredi et miser sur celles qui ont les jambes les plus fraîches. Les parisiennes ont balayé toutes les interrogations sur leur capacité à se remettre rapidement de l’élimination en réalisant une bonne entame de match et marquant au bout de 4 minutes de jeu : Sur un corner obtenu par Glas et tiré par Wang, Geyoro profite d’un ballon qui ressort pour placer une demi-volée à l’entrée de la surface. Rodez a l’opportunité de « remettre les compteurs à zéro » au quart d’heure de jeu mais Flavie Lemaitre croise trop sa tentative. Une importante occasion de revenir dans le match de gâchée pour le RAF. C’est à nouveau un corner qui amène le deuxième but du PSG. Joué à deux cette fois par Geyoro et Wang, il débouche sur un centre de la chinoise repris par Paredes d’une tête plongeante. Le break est fait pour Paris une minute seulement après le début du second acte. À la 56ème c’est Nadim qui vient conclure l’affaire et sceller la victoire du PSG en bonifiant à le travaille réalisé par Bruun. Deux minutes plus tard, Déborah Garcia empêche le quatrième but parisien en déviant sur la barre la tentative de demi-volée de Signe Bruun à 20 mètres. Le score n’évolue plus jusqu’au coup de sifflet final : Paris SG 3-0 Rodez AF.

Trois point qui permettent à Paris de garder Lyon dans le viseur (et même de se rapprocher). En revanche, cette défaite enfonce un peu plus Rodez toujours à 6 points du premier non-relégable à 3 matchs de la fin. La prochaine journée pourrait déjà condamner le club Aveyronnais… Les 10 heures de bus pour rejoindre la capitale ne les ont pas aidé dans la préparation de leur rencontre, et les 10h qu’elles se sont tapées pour rentrer ont du paraître encore plus longues…

🏟 Stade Jean Bouin

⚽⚽⚽ Grace Geyoro 4′, Irène Paredes 46′, Nadia Nadim 56′ (PSG)

PSG XI : Kiedrzynek – Glas, Cook, Paredes©, Morroni – Geyoro, Diallo, Nadim, Wang (puis Diani 81′), Baltimore – Bruun.
RAF XI : Garcia – Banuta, Guitard©, Guellati, Chareyron – Saunier (puis Cazeau 61′), Chalabi, Austry – Lemaitre, Noiran, Cance.


FC FLEURY 1-1 OLYMPIQUE LYONNAIS

Nouveau déplacement pour l’Olympique Lyonnais après celui de Wolfsburg. L’objectif est toujours le même quand on est l’OL féminin : Gagner.
Le FC Fleury (6ème) poursuit sa saison à l’abris de la lutte pour le maintien avec l’ambition de finir dans la première partie de tableau.

« Je ne garantis pas que le match sera beau ou qu’il y aura du spectacle, mais il faudra être efficace. »

~ Reynald Pedros dans l’avant-match

Pour la quatrième opposition entre les deux clubs, Fleury avait à cœur d’éviter une nouvelle défaite car jusque-là, les fenottes s’étaient toujours imposées contre les floriacumoises en trouvant le chemin des filets à 12 reprises et en encaissant que 2 fois.

Après 20 minutes toujours aucune occasion franche de part et d’autre, le match semble bien calme, les joueuses de Fleury sont bien en place avec un bloc compact. Gignoux-Soulier se trouve sur la trajectoire du tir de Kumagai à l’entrée de la surface (36′), mais ne peut repousser la tentative de Sole Jaimes qui se jette bien sur le centre de Mbock trois minutes plus tard. Jaimes s’offre ainsi son premier but avec l’OL tandis que Mbock délivre sa deuxième passe décisive de la saison. Lyon se montre plus dangereux en deuxième mi-temps, les lyonnaises accélèrent le rythme, Fleury plie mais ne rompt pas à l’image de la portière floriacumoise qui parvient à sortir du pied la tentative de demi-volée de Cascarino (58′). À la 65ème Cascarino manque encore l’occasion de doubler la mise, sur le centre d’Amel Majri au second poteau, la native de Saint-Priest taupe sa reprise et voit le ballon passer au dessus des buts de Maryne Gignoux-Soulier au grand désespoir de Sole Jaimes seule au point de penalty. Après ces deux occasions manquées, la sœur jumelle d’Estelle est contrainte de laisser sa place à Shanice Van de Sanden (67′). Après 71 minutes de jeu, une frappe d’Amel Majri atterrit sur le poteau. Lyon ne break pas et le paye cash deux petites minutes plus tard puisque c’est le moment qu’a choisi Daphne Corboz pour remettre les équipes à égalité en bénéficiant d’un bon centre d’Alex Lamontagne et en devançant la sortie de Lisa Weiß, un partout. Les tentatives d’Hegerberg (88′) et de Van de Sanden (92′) sont barrées par la présence de Gignoux-Soulier déterminée à préserver ce bon point pris. Après 3 derniers corners consécutifs dans le temps additionnel, Aurelie Efe met un terme à la rencontre. Lyon est accroché et voit le PSG revenir à sa hauteur au classement. RDV le 13 Avril pour la « finale » de ce championnat entre l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain au Groupama Stadium.

https://twitter.com/OLfeminin/status/1112391015317602308

🏟 Stade Auguste Gentelet

⚽ Sole Jaimes 39′ (OL)
⚽ Daphne Corboz 73′ (FCF91)

FCF91 XI : Gignoux-Soulier – Fernandes, Bauer, Haupais, Roy – Clemaron©, Gadea, D.Corboz – Léger (puis Sissoko 90+3′), Amani, Lamontagne (puis Chatelain 86′).
OL XI : Weiss – Simon , Renard©, Buchanan, Mbock (puis Bacha 56′) – Majri (puis Le Sommer 76′), Kumagai, Marozsan, Cascarino (puis Van de Sanden 68′) – Jaimes, Hegerberg.

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